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Lavaur Montauban CDF

Lavaur-Montauban : l’affiche

 

L’équipe du FC Lavaur a tiré le gros lot avec l'une des équipes de CFA, à domicile, pour ce cinquième tour ; et si elle jouait un nouveau tour.... à Montauban ?

 

Si le FC Lavaur doit tomber à l'issue de ce cinquième tour de coupe de France, ce sera au moins avec les honneurs, en perf, sans regrets, on l'espère. Car les hommes du ca-pitaine-entraineur Philippe Jarriot ont tiré cette fois le gros lot puisque Montauban évolue dans la plus haute division actuellement en course, le CFA, à savoir l'ex division III. C'est l'affiche du week-end et une rencontre qui n'est peut-être pas aussi déséquilibrée qu'il n'y parait. Et qui va raviver quelques souvenirs de famille, comme on pourra le lire plus bas. Certes, le cru Montalbanais de cette saison surtout depuis deux ans que le MFC est monté en CFA, est autrement corsé que celui qui évoluait il y a dix ans en D III ; il avait failli monter en national 1 l'an passé et son classement actuel (cinquième derrière les réserves pro de Montpellier, Bordeaux, TFC, Nantes et devant Pau ou le PSG) ne reflète pas son niveau de jeu : les hommes de Noël Tosi n'ont qu'une défaite, et ont raté plusieurs fois l'occasion de passer seuls en tête. A Bordeaux encore dimanche dernier, ils reviennent avec un nul immérité (1-1) après un énorme pressing : les Philippe Lecompte, Trévisan, Pasturel, Thomas Fernandez, l’ex toulousain (et albigeois) Alouki Alajarin, Cène, Dupuy, c'est du solide. Même s'il y a beaucoup de blessés en ce moment nous annonce t’on avec les absences de Masson, Coustodero, Ribero, Jutgla ou encore Sahtid le meneur de jeu. Et puis la défense n'est pas le point fort : elle a toujours pris des buts en championnat, mais pas un seul en coupe de France où le niveau est autre.

 

Les petits poucets vauréens en ont vu d'autres... en coupe de France. En DH, jusqu'à maintenant, à part le hold up signé par Auch samedi, ils ont pas mal réussi et ne sont pas décrochés du peloton de tête. Malgré tous les départs de l'intersaison, et la déception de ne pas être remonté tout de suite en CFA après l'année de « pénitence », il reste une bonne ossature pour encadrer des jeunes qui confirment. Et puis l'esprit coupe de France a toujours soufflé sur le stade municipal de Lavaur. Alors !

 

Montauban, il y a 11 ans déjà...

Les « aventures » de Lavaur avec « Dame Coupe de France », c'est une histoire d'amour toujours recommencée, chaque année. C'est que le FC Lavaur a l'esprit coupe. Chaque année, le FCL passe plusieurs tours, minimum jusqu'au quatrième, maximum jusqu'au huitième (éliminé par la D2 de Niort en 1993), Pau, encore l'an passé, au septième tour, avait tremblé. Et Montauban, déjà il y a onze ans, avait trépassé.

 

Comme le temps passe !

 

Mais coïncidence, ce 15 novembre 1986, Lavaur avait éliminé Montauban (1 à 0) au cinquième tour, alors que le MFC, entraîné par Jean Tissen, était en division 3, l'équivalent du CFA où il est aujourd'hui. Les minots de Ruben Martinez à l'époque n'étaient encore qu'en promotion d'honneur ! Ils devaient monter en DH cette saison-là pour ne plus quitter l'élite régionale depuis, ni plus tard l'élite nationale, sans cette regrettable « affaire de Grenoble ».

 

Nous avons dépoussiéré les archives pour vous raconter ce match historique, le premier dans l'histoire du club et qui appellera d'autres exploits plus tard. Qui rappellera bien de bons souvenirs, notamment à Suquet, déjà n. 6 à l'époque, ou à Cresp et Poujade.

 

Au tour suivant, le FC Lavaur devait échouer sur l'Etoile sportive castraise qui, en janvier, tomba sur l'AS Monaco en trente-deuxièmes de finale, à Revel ! Et si pour Lavaur, l'histoire se répétait ? En Coupe de France, tout est possible...

 

Le but d'André...

On pressentait qu'il allait se passer quelque chose, ce samedi 15 novembre 1986, qui ressemblerait à un exploit. On le sentit dès la fin de la première demi-heure de jeu, après que la domination territoriale de Montauban se soit avérée stérile et que les locaux eurent pris, avec le culot de leur jeunesse, le match un peu plus à leur compte.

 

Et puis, à la reprise, il y eut le but de Gilbert André. Un but magnifique, le capitaine du FCL s'en souviendra longtemps : Bonafé me fait une remise piquée de la tête, à l'angle gauche de la surface de réparation. J'étais démarqué. J'ai pris le ballon en demi-volée. Il est allé dans la lucarne gauche...

 

Le goal n'a même pas bougé. Le stade était debout. Lavaur avait entrouvert la porte de « l'exploit ». Dès lors, les locaux, euphorisés par cette réussite, se ruèrent à l'assaut des buts de Guissepin. Au lieu de rester derrière pour préserver l'acquis — ce qui aurait été une erreur — les joueurs vauréens continuèrent à faire le jeu et un pressing qui, dans le quart d'heure suivant, aurait pu, aurait dû leur apporter une deuxième, voire un troisième but.

 

Après ce but libérateur dix minutes après la reprise, on vit donc des «jaune et bleu» conquérants, maîtres du ballon, ratissant bien au milieu du terrain et lançant de très bonnes offensives, avec des remises dans l'axe très dangereuses.

 

Gœtgheluck, de près, échoue sur le podium (60e). Il y a plus d'espaces et Lavaur se lance à l'abordage.

 

En face, Montauban mit une bonne première demi-heure à son actif avec, à la huitième minute, un bon tir de Christophe Laville, à la sortie d'un slalom au milieu de quatre défenseurs. Mais on vit un superbe arrêt réflexe d'Aninat.

 

Dans le dernier quart d'heure, on releva une ou deux actions dangereuses du n° 10 Aouiriri, le meilleur visiteur — qui a joué au TFC — mais qui eut le tort de  rester trop longtemps demi- défensif... Un dernier tir de 35 m de l'arrière Cela sera sorti de dessous la barre par le portier local. Bret sauvera une dernière fois devant Aouiriri, mais le mot de la fin restera à Lavaur qui allumera un dernier pétard à la quatre-vingt-neuvième minute.

Jean-Claude AMIGUES.

 

L'exergue

Lavaur. — Lavaur bat Montauban par 1 à 0 (mi-temps : 0 à

Spectateurs : 600. Arbitrage : M. Turchit. Pour Lavaur : But de Gilbert André (55e). A Montauban : Elisaoui remplace Jutcla (60e).

L'équipe de Lavaur avait la composition suivante : 1. Aninat ; 2. Bret ; 3. Delli ; 4. Goetzheluck ; 5. Gilbert André (cap.) ; 6. Suquet ; 7. Scié (un junior de 17 ans) ; 8. Joly ; 9. Bonafé ; 10. Cathala ; 11. Cresp ; 12. Poujade ; 13. Vaissieres.

 

Battu seulement 1 à 0

Lavaur a fait trembler Montauban

 

Le miracle n'a pas eu lieu, mais on y a cru pendant une superbe deuxième mi-temps Lavaur a retrouvé ses vertus fondamentales. Comme au plus beau temps...

 

Philippe Jarriot les avait pourtant    prévenus. «... Ils sont très dangereux sur coup de pied arrêté et une faute de défense nous a coûté le but et l'élimination... ». Le président Breffel insistait, (avec tous les supporters), le coup franc sur Dupuy sifflé à la limite de la surface était très sévère. Petite cause grands effets : la frappe de ce même Dupuy ira sur la tête de Séné (le meilleur Montalbanais samedi soir) et au fond des filets. C'était mal parti après dix minutes de jeu (pour en prendre 3 ou 4...), pourtant, à l'arrivée. Montauban sera bien content d'avoir marqué ce petit but car il ne réussira plus à tromper Breffel. L'excellent portier vauréen sera deux fois sauvé par le poteau (30') ou la transversale (70e) mais quatre ou cinq fois exécutera des arrêts réflexes qui ont fait douter .la belle assurance (trop belle ?) des visiteurs et remis en confiance (mais en deuxième période seulement) une équipe de Lavaur qui a cru en ses chances de marquer ce but égalisateur jusqu'au bout. Et qui l'aurait mérité même si les occasions de Montauban furent bien plus nombreuses et franches. Par contre, le cœur, la vivacité, la combativité, l'attaque du ballon, au cours de cette deuxième mi-temps exemplaire, étaient vauréennes. Les locaux avaient retrouvé leurs « fondamentaux » et leurs vertus traditionnelles.

 

« Ah si on jouait comme ça en championnat ». s'exclamait-on, du président Breffel à Philippe Jarriot. encore l'un des meilleurs sur le terrain samedi.

 

Montauban rate le break

C'est lui d'ailleurs qui devait allumer la première mèche dès la cinquième minute. Une frappe sèche aux dix-huit mètres, derrière un dribble et un bon centre en retrait qui frôle le poteau de Lavigne. Et si ce premier ballon était rentré ? Il n'aurait peut-être pas empêché Montauban avec sa belle équipe habituée au niveau supérieur de dominer Lavaur toute la première période comme il l'a fait. Un football léché, posé, à terre, technique, physique, avec de multiples appels de balles. Et des frappes décrochées sans se poser de question. Mais pas souvent cadrées. Après le tir sur le poteau de Dalmao (son Uruguayen), Lavaur commencera à croire que Montauban laissera passer sa chance de tuer le match. Comme au début de la deuxième période où Séné, encore lui, décoche une superbe trappe des vingt mètres détournée par Breffel qui, quelques minutes plus tard, sauve encore son but sur un tir de Dalmao à bout portant. Les corners se suivent pour Montauban qui ne peut pas marquer ce deuxième but.

 

Alors Lavaur va desserrer l'étreinte, bousculer à son tour son prestigieux rival qui recule, qui se fait presser, en contre.

 

Lavaur, jusqu'à la fin, fera plus que jeu égal avec Montauban et manquera à son tour deux ou trois fois l'égalisation qui aurait - qui sait - changé le sort du match si on était allé aux penaltys. Breffel était plus « chaud » que Lavigne.

 

Et Lavaur rate l'égalisation

C'est seulement à la cinquantième minute que Lavaur se procure sa deuxième occasion : Jarriot, encore lui, décoche une frappe sèche de dix-huit mètres repoussée des deux poings par Lavigne. Boudache reprendra le ballon mais trop mollement. Ce dernier aura la plus belle occasion à la soixantième minute : servi en profondeur, démarqué dans l'axe, il crochète le gardien et frappe sur son pied gauche (son mauvais pied) des dix-huit mètres. «... Je ne me voyais pas si excentré, dira-t-il dans les vestiaires, je croyais les cages plus dans mon axe. J'ai fermé les, yeux pour frapper en force. Le ballon a frôlé le poteau droit de Lavigne ».

 

Montauban. en contre, fera encore trembler Breffel qui sauve du pied (65e) ou grâce à sa transversale (Dupuy. 70e). Mais Suquet a encore une occasion, démarqué à gauche, dont l'extérieur du pied dévisse un peu. C'est de la gauche (avec Marty ou Messaoudi. pas suffisamment servis, toujours démarqués) que vient. le danger en fin de match.

 

En jouant comme ça...

Messaoudi ne peut bien armer son tir dans la surface, gêné par un défenseur (72e). Coup franc de Jarriot des trente-cinq mètres qui oblige Lavigne à se coucher au pied de son poteau droit (75e), coup franc de Bouasli cadré de vingt-cinq mètres (85e). Dernier centre dangereux de Messaoudi à droite repoussé (90e). Mais c'est fini. Lavaur sortira du terrain sous les applaudissements de son public. S'il pouvait revenir aussi nombreux (il y avait 3 à 400 personnes) en championnat !

 

«... D'habitude, en manquant tant d'occasions, on est éliminé-dira Noël Tosi, l'entraîneur montalbanais, dans le couloir des vestiaires on est tombé sur un supergardien, c'est vrai, mais quel manque de réalisme. Ce n'est même pas un manque de chance. Ou de motivation. Mais il y a eu du laisser-aller dans le domaine offensif. Heureusement que notre défense a tenu.

 

Le MFC a quand même une équipe, si elle est plus motivée par l'enjeu, pour faire une « perf » en Coupe de France. Et Lavaur pour gagner bien des matches en championnat.

 

Jean-Claude AMIGUES,

 

Tournoi du Pastel n°2 1 an
Tournoi du pastel n°1 1 an
6-0
COLOMIERS / U15 plus de 2 ans
COLOMIERS / U15 : résumé du match plus de 2 ans
1-3
AV.F. 46 NORD / U17 plus de 2 ans
AV.F. 46 NORD / U17 : résumé du match plus de 2 ans
5-1
U19 / CAZES O. plus de 2 ans
U19 / CAZES O. : résumé du match plus de 2 ans
4-0
U17 / J.S. PRADETTES plus de 2 ans
U17 / J.S. PRADETTES : résumé du match plus de 2 ans
4-1
LUC PRIMAUBE F.C / U19 plus de 2 ans
LUC PRIMAUBE F.C / U19 : résumé du match plus de 2 ans
0-11
U15 / CAHORS F.C. plus de 2 ans
U15 / CAHORS F.C. : résumé du match plus de 2 ans
2-2
TLSE METROPOLE FC / U17 plus de 2 ans